52 % de la superficie du Luxembourg belge sont boisés - 229’500 hectares de forêts! -, 41 % sont des prés et des terres agricoles diverses et 2.5% seulement sont des parcelles bâties…
Tant l’importance de la couverture forestière que le taux modéré de construction font un écho aux temps anciens d’une grande forêt paneuropéenne quasi sans fin. Toutefois, le visage actuel de la forêt, en Ardenne et sur ses marges, est plus diversifié, plus complexe que celui de cette sylve originelle, feuillue, à dominante de chêne.
Dès la fin du Moyen Age, avec les premiers élans industriels, sidérurgie en tête, le bois a été employé massivement comme source d’énergie.
La forêt pouvait sembler inépuisable tant elle était vaste, mais au 19ième siècle, dans les premiers guides touristiques, des voyageurs en Ardenne ont pu se plaindre d’avoir eu à traverser beaucoup de terres dénudées, très ennuyeuses.
Dans cette période, pour relancer une économie forestière moribonde, un reboisement a été entrepris en urgence, avec des épicéas importés, à croissance rapide. Les grandes étendues de résineux qui donnent un type montagnard à tant de sites de la Province sont donc une évolution très récente, d’origine humaine, de la forêt ardennaise.
Dans un contexte moins pressé d’urgences, les plantations ont été diversifiées – le hêtre en particulier en a profité. Aussi l’économie sylvicole comme le promeneur peuvent-ils se réjouir aujourd’hui d’une variété forestière inconnue dans les temps anciens.